Newsletter Décembre 2016

Dans la lettre précédente, l’ARBY donnait déjà quelques informations sur l’accompagnement des personnes réfugiées suivies par l’ARBY, en voici une actualisation.

  • Progrès dans l’accompagnement d’AS, réfugié mauritanien : il a maintenant un travail d’insertion (temps partiel) et suit une formation (il souhaite préparer ensuite un bac professionnel). Le RSA a été remplacé par un salaire modeste. Il paie son loyer et touche l’APL. Il a maintenant des amis à Paris qu’il voit régulièrement.
  • Progrès dans l’accompagnement de GH, réfugié érythréen : GH fait toujours face à des problèmes administratifs incompréhensibles. Reconnu comme réfugié le 19 janvier 2016, il n’a touché que quelques mensualités du RSA mais sans suivi, et
    donc ne peut prétendre à la gratuité des transports, ni payer un loyer. Il suit des cours de français très intensifs et fait de gros progrès. Plusieurs activités lui ont été proposées pour faciliter son insertion (rencontres de jeunes à ATD Quart-Monde, inauguration de la nouvelle maison Tati à Orsay avec concert, visite de Paris avec des jeunes prévue le 19 décembre). Il a aussi été invité à déjeuner et il a pu parler foot avec plaisir. Après avoir fait un stage dans un super marché, il a été ravi d’obtenir un CDD d’un mois dans le bâtiment. Il pense avoir un contrat d’un an à partir de janvier 2017 dans le BTP à Massy. Pour l’instant, c’est toujours ARBY qui paie son loyer, ses charges, ses transports etc car il n’a pas encore touché son premier salaire. Carte de séjour à renouveler tous les trimestres.
  • Début d’accompagnement de OM, famille syrienne (2 parents et 4 enfants) : La famille d’OM a obtenu le statut de réfugié en août dernier. Il est chercheur et depuis 6 mois, son CV a circulé auprès de toutes les personnes connues dans son domaine, mais sans résultat. Après avoir vécu aux Molières, cette famille est actuellement hébergée par une famille de Limours, adhérente de l’ARBY. Des échanges ont eu lieu avec ces propriétaires afin de coordonner les actions et de chercher ensemble les moyens d’aider cette famille. L’épouse, Rim, fait des plats syriens et les vend sur demande (recettes de Rim). Lui, n’a toujours pas de travail, même provisoire. Ses demandes de RSA ne sont pas encore suivies d’effet. Pour l’aider à payer les charges de chauffage, l’ ARBY a réglé une facture d’électricité du pavillon qui leur a été prêté. Demandes de logement faites vers SNL.
  • Début d’accompagnement de MA, étudiant syrien : En septembre, nous avons rencontré à nouveau MA, étudiant syrien qui est hébergé gracieusement par une famille de Bures. Ayant terminé ses études, nous l’accompagnons dans sa recherche de travail et lui avons conseillé une association spécialisée dans la recherche d’emploi. Il lui reste à s’entrainer à parler français (il comprend parfaitement) et n’a pas d’autres soucis. Il a besoin de rencontrer des français pour terminer l’apprentissage de la langue. Une famille de Gif l’a reçu à dîner.

Nouvelles possibilités
Nous avons rencontré les familles qui avaient proposé de loger chez elles, des personnes
réfugiées, accompagnées dans leurs démarches et leur insertion par l’ARBY. Pour le moment, nous n’avons pas pu répondre positivement à leur attente. Nous avons étudié ces propositions et c’est tout à fait possible avec quelques précautions. Avec l’aide de Dom’Asile, nous avons donc cherché quelles personnes réfugiées pourraient en bénéficier. Deux personnes réfugiées ont été contactées, mais n’ont pas donné suite. Une autre a été reçue par l’ARBY, mais sa situation ne demandait pas notre soutien (logée gratuitement, touche une allocation, suit des cours de français, processus d’insertion). Nous continuons nos recherches. Il serait bien sûr préférable pour la personne réfugiée, que ce soit un logement indépendant, afin d’évoluer très vite vers l’insertion et l’autonomie. Plusieurs bénévoles se sont proposées pour accompagner le nouveau réfugié quand il sera identifié.

Un jeune soudanais réfugié va devoir quitter son logement à Gif pour s’installer au Guichet. Déjà bien intégré, il travaille depuis janvier 2016. ARBY va établir le contact avec lui mais il ne semble pas avoir besoin véritablement d’accompagnement.

Contacts avec des groupes, associations ou organismes partenaires
Nous avons rencontré l’association AGORAé, des étudiants de l’université pour leur
proposer à nouveau d’accompagner des étudiants réfugiés si besoin.
Nous avons eu des échanges avec l’association « réfugiés bienvenue » ; elle prend en charge les demandeurs d’asile, tandis qu’ARBY intervient pour les personnes « réfugiées ». Nous sommes allés à la rencontre de l’organisme qui gère le centre d’hébergement d’urgence à Forges les Bains (opération porte ouverte) ; le centre met en sécurité les migrants, avant de les envoyer dans un Centre d’Accueil et d’Orientation en province où ils pourront, s’ils le souhaitent, faire une demande d’asile. Le centre n’a pas, normalement de « réfugiés ».

Soutien à l’ARBY
Lors du forum des associations, plusieurs personnes ont fait des dons ; depuis, chaque mois, de nouvelles personnes envoient leur adhésion, et font des versements réguliers. Un grand merci !
Le vélo qui a été donné pour le réfugié érythréen a été très utile.
Une personne qui souhaitait faire un don important de vêtements a été mise en relation avec une Buressoise qui rejoignait, en octobre, l’association « l’auberge des migrants » de Calais. Elle a porté les vêtements directement sur place.
Une personne de l’ARBY a apporté à la famille syrienne à Limours, du matériel pour l’hiver.
Une personne a proposé sa pratique de l’anglais ; nous allons avoir quelques documents à traduire très prochainement (contrats d’hébergement et d’accompagnement).

Animation et invitations.
Plusieurs familles ont proposé de recevoir, le temps d’un repas, une des personnes réfugiées suivies par l’ARBY. C’est un moment de dialogue, et d’ouverture qui offre la possibilité de parler français, et de comprendre notre mode de vie. Nous pensons poursuivre ces rencontres.
Pour les personnes réfugiées dont la situation se stabilise (un toit, quelques revenus, des
cours de français, voire un travail), l’insertion dans la société passe alors par des « activités avec des français ». C’est une occasion d’apprendre beaucoup de choses, d’adopter le bon comportement, de rire et se détendre. Une nouvelle bénévole de l’ARBY propose d’organiser des soirées, des sorties, des repas partagés, des jeux, bref des occasions de s’exprimer et de partager.

Merci à tous, et bonnes fêtes de fin d’année !

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